En mai

La première fois que j’ai vu la demoiselle
C’était au mois de mai, mois de tous les possibles
La journée annonçait qu’elle serait plus que belle
J’étais tout en tristesse comme un vieil irascible
Le soleil déjà chaud agaçait mes paupières
Ma bouche s’énervait  à force d’être au sec
C’était foutu, foutu aujourd’hui comme hier
Mais foutu pour foutu, fallait bien faire avec
J’étais dans mes pensées quand soudain je la vis

J’étais dans mes pensées quand soudain je la vis
Blonde, douce et légère comme une pils allemande
Elle me sourit la belle et tout de go me dit
Un service monsieur, je vous le demande
Mes paupières s’ouvrirent et mes yeux affolés
Clignèrent aveuglément, ma gorge se noua
Mon cœur se mit à mal, mes mains  se sont crispées
Le désir tout en moi en frémissant  monta
S’il fallait faire avec, l’occasion était bonne

S’il fallait faire avec, l’occasion était bonne
Sans tarder je m’offris et dis mademoiselle
Demandez, demandez car plus rien  ne m’étonne
Un service bien sûr comme vous êtes belle
Oh ! ce n’est pas grand-chose, prenez  ma main monsieur
Et menez-moi au bois, au bois ? Mais c’est bien sûr !
Mais dîtes-moi lequel sous la voûte des cieux
Il y a tant de beaux bois dans la belle nature
Peu m’importe bel homme, je veux un bois, c’est tout

Peu m’importe bel homme, je veux un bois, c’est tout
Un bois de mousse verte, un bois de beaux atours
Un bois de chants d’oiseaux, un bois de rêves fous
Un bois plein d’ombres douces propices à des amours
Si je lui pris la main, ce fut sans hésiter
Et vite à pas pressés, je la menai au bois
Au bois de chênes verts qu’était tout à côté
Il fallait faire avec, ce que je fis ma foi
Disparue ma tristesse dans ce mois des possibles

Disparue ma tristesse dans ce mois des possibles
Le soleil éclatait et brûlait mes paupières
Ma bouche salivait, elle n’était plus au sec
C’était tendu, tendu, quel aujourd’hui ma chère
Car tendu pour tendu, je faisais fort avec
Je faisais fort… avec…

Téachel

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